L’USF est une fédération de syndicats. Les membres du personnel n’adhèrent donc pas directement à l’USF, mais bien à une de ses organisations membres.

Pour savoir à qui vous adresser en fonction de l’endroit où vous travaillez, cliquez ici http://www.unionsyndicale.eu/nos-organisations-membres/

Les organisations qui voudraient adhérer à l’USF doivent présenter leur demande au Bureau fédéral, accompagnée de leurs statuts et de divers autres documents, conformément à l’article 23 des statuts de l’USF http://www.unionsyndicale.eu/usf/nos-statuts/

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous adresser à notre secrétariat : info@unionsyndicale.eu

L’Union Syndicale représente tout le personnel du Service public européen (SPE), sans distinction de nationalités, convictions religieuses, opinions politiques, catégories ou statuts. Fondée en 1973, l’Union Syndicale est aujourd’hui le syndicat le plus représentatif sur l’ensemble des institutions européennes et des organisations internationales. Les institutions européennes – notamment le Conseil des Ministres de l’UE et le Parlement européen en tant que législateurs et autorités budgétaires ainsi que la Commission qui veille à l’application des traités et détient le pouvoir fondamental de proposition – sont les principaux interlocuteurs de l’Union Syndicale.

 

Un syndicat impliqué dans des revendications supranationales

L’Union Syndicale Bruxelles et l’Union Syndicale – Parlement Européen sont membres de l’Union Syndicale Fédérale des Services publics européens et internationaux, à laquelle sont affiliées les Unions Syndicales des différents lieux de travail communautaires et des institutions internationales en Europe, comme Eurocontrol, l’Office des Brevets, la Banque centrale européenne ou encore le Conseil de l’Europe. L’Union Syndicale Fédérale, affiliée à l’Internationale des Services publics et à la Fédération syndicale européenne des Services publics fait donc partie de la grande famille syndicale européenne constituée par la Confédération européenne des syndicats (CES).

Un syndicat respecté et crédible

L’Union Syndicale recherche un dialogue constructif et poursuit des objectifs réalistes avec engagement et détermination sur la base de revendications syndicales décidées démocratiquement par les adhérents. Dans les négociations, elle veille à ce que ses représentants soient mieux préparés et aussi plus compétents que ses interlocuteurs administratifs ou politiques ainsi que ceux des autres syndicats. Si, en dépit de ses efforts, le dialogue échoue, l’Union Syndicale organise la mobilisation du personnel avec résolution pour rétablir le rapport de force nécessaire à la reprise de vraies négociations.

Au cours de sa longue histoire, l’Union Syndicale a notamment obtenu :

  • le droit statutaire pour le personnel d’être membre d’une organisation syndicale ou professionnelle ;
  • la reconnaissance statutaire du droit des syndicats à conclure des accords au nom du personnel, à négocier les conflits en son nom, et le cas échéant, à organiser des actions de grève ;
  • l’adoption et la reconduction successive – en 1972, 1976, 1981, 1991, 2004 et 2014 – d’une méthode d’adaptation des rémunérations et des pensions pour les fonctionnaires : de 1991 à 2009, les salaires ont augmenté de 50% sans conflit. A chaque fois, c’est l’Union Syndicale qui a formulé les propositions, mené les négociations, organisé les actions de grève lorsque c’était nécessaire, conclu l’accord, et veillé à son application correcte.

Malheureusement, pour les années 2011 et 2012, après un arrêt de la Cour de justice, le Conseil et le Parlement n’ont accordé que 0% et 0,8% au lieu de deux fois 1,7% d’adaptation. L’Union Syndicale continue, par tous les moyens juridiques disponibles, à exiger le respect de la Méthode pour ces années.

La défense du Statut

Depuis de très nombreuses années, les Etats membres, pour des raisons budgétaires ou idéologiques, mais le plus souvent démagogiques, veulent réduire nos conditions de travail et de rémunération. Avant l’élargissement de mai 2004 à dix, puis douze, nouveaux Etats membres, ils ont exigé qu’il se fasse au moindre coût, ce qui a obligé la Commission à proposer une réforme du Statut. L’Union Syndicale a refusé le diktat de la Commission et des Etats membres et, grâce à la mobilisation du personnel, a contraint la Commission à négocier pour éviter que la réforme du Statut ne se transforme en un démantèlement de celui-ci. Les autres syndicats ont refusé de prendre leurs responsabilités et ont pratiqué la politique de la chaise vide, préférant les attaques, la démagogie et la rhétorique creuse plutôt que la défense des intérêts du personnel. Toutefois, constatant que la réforme était incontournable et que le résultat des négociations menées par l’Union Syndicale sauvegardait les principes fondamentaux du Service public européen et notamment sa compétence, son indépendance et sa permanence, ils ont finalement signé et marqué leur accord au paquet final.

En 2011, dans la perspective de la négociation du cadre financier pluriannuel 2014-2020 et pour répondre aux exigences des Etats membres, la Commission a proposé une nouvelle réforme du Statut. L’Union Syndicale a, une fois de plus, été à la tête du combat pour la préservation de ce dernier ainsi que des conditions de travail de tout le personnel du Service public européen. Pour la première fois, cette réforme devait être adoptée en codécision. Malheureusement, les positions extrêmement radicales de certains Etats membres, la faiblesse de la Commission dans la défense du personnel et la nécessité de contenter les différents groupes politiques du Parlement ont conduit à un résultat loin d’être satisfaisant. Le manque de combativité des autres syndicats, qui ont naïvement préféré se reposer sur la Commission et le Parlement pour faire plier le Conseil, a également contribué à cet aboutissement dont les conséquences sur les conditions de travail du personnel sont non négligeables : passage aux 40 heures/semaine sans aucune compensation, gel des salaires pendant deux ans, création d’une nouvelle sous-catégorie de personnel (AST/SC) avec des conditions de rémunération et de carrière nettement plus défavorables, relèvement de l’âge de la retraite, diminution des droits à pension, blocage des carrières, … Le seul point positif, mais il est extrêmement important, est la nouvelle Méthode d’adaptation annuelle des rémunérations et pensions, qui devient entièrement automatique, y compris pour tenir compte d’éventuelles crises économiques graves. Cela évitera que certains Etats membres, par démagogie, refusent aux fonctionnaires européens les adaptations qu’ils accordent à leurs propres fonctionnaires, comme ce fut le cas en 2009, 2011 et 2012. En 2015, la nouvelle Méthode a été appliquée pour la première fois, et a donné + 2,4% des rémunérations nettes pour tout le personnel.

L’Union Syndicale aide ses adhérents

  • Les experts de l’Union Syndicale peuvent utilement expliquer et procurer à ses adhérents les dispositions du Statut et les réglementations adoptées par chaque institution.
  • L’Union Syndicale assiste ses adhérents en difficulté, les guide, intervient, s’il le faut, auprès de l’administration, en gardant l’anonymat des intéressés qui le souhaitent.
  • L’Union Syndicale peut soutenir ses adhérents dans une demande officielle, une réclamation ou un recours au sens du Statut.
  • L’Union Syndicale aide ses adhérents à valoriser au maximum leurs mérites professionnels. Toutefois, les représentants de l’Union Syndicale dans les Comités de promotion aident et soutiennent l’ensemble des promouvables sans aucune distinction que ce soit, notamment syndicale.