Deux événements cruciaux ont eu lieu la semaine dernière dans la sphère des syndicats européens et de l’Union européenne, qui méritent, selon nous, de faire l’objet de leur propre publication : le lancement de la campagne de la CES “L’Europe a besoin d’une hausse des salaires – L’heure de la reprise”. Elle a eu lieu à Bruxelles les 14 et 15 février, a marqué une nouvelle étape dans l’action syndicale visant à mettre fin aux politiques d’austérité qui ont ruiné l’Union européenne, sapé le projet social européen et diminué la confiance des citoyens dans les institutions européennes, qui sont désormais associées à l’austérité.

Découvrez comment les syndicalistes et les partenaires sociaux de toute l’Europe ont plaidé en faveur d’une augmentation des salaires des travailleurs, qui est essentielle pour soutenir la fragile reprise économique de l’Europe et sous-tendre l’Europe sociale. Nous couvrons l’engagement de la campagne d’augmentation des salaires à soutenir et à relancer la négociation collective, en tant qu’outil clé pour faciliter les négociations en vue d’une augmentation des salaires, en particulier dans les secteurs faiblement rémunérés, qui emploient principalement des femmes. Dans les mois à venir, une série d’activités et d’actions seront mises en place à mesure que la campagne d’augmentation des salaires prendra de l’ampleur (voir l’article encadré). Et la nécessité pour l’Europe de #OurPayRise (d’une hausse de salaires) est reprise dans des actions nationales comme les manifestations en Espagne et le résultat des négociations de Ver.di pour près d’un million de fonctionnaires régionaux en Allemagne.

Parallèlement, le 15 février, les députés européens réunis à Strasbourg ont procédé au vote final sur la proposition d’accord commercial entre l’UE et le Canada (CETA). Au cours des sept dernières années, la FSESP et ses affiliés ont joué un rôle essentiel dans l’opposition à cet accord commercial imparfait et antidémocratique. Lisez comment, dans les dernières heures avant le vote sur le CETA, la FSESP et ses alliés ont intensifié leurs efforts pour informer les députés européens des lacunes du CETA, en les exhortant à rejeter l’accord, par le biais de briefings, d’éditoriaux et de protestations.

Nous nous sommes joints aux Verts 10 et à une coalition de syndicats et de groupes de la société civile pour présenter une analyse détaillée des raisons pour lesquelles le CETA laisse tomber les travailleurs, l’environnement et l’Europe dans son ensemble, en présentant nos arguments aux députés européens, jusqu’au vote. La lutte n’est pas terminée, la bataille se déplace vers les États membres qui doivent ratifier cet accord commercial, la FSESP et ses affiliés seront présents à chaque étape pour souligner les nombreux échecs du CETA. Elle sera contestée devant les tribunaux nationaux, dans certains pays il pourrait y avoir des référendums et dans tous il y aura des votes dans les parlements nationaux et régionaux…

 

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