Le 14/07/2017, les droits des interprètes étaient mis à rude épreuve. En effet, le Secrétaire général imposait unilatéralement de nouvelles conditions de travail aux interprètes fonctionnaires et free-lance sans avoir consulté le Comité du personnel, en violation des principes de dialogue social définis à l’article 55.2 du Statut des fonctionnaires de l’Union Européenne et à l’article 19.2 de la Décision du Bureau du 16/01/2006 (conditions de travail des interprètes). En effet, le Parlement Européen imposait aux interprètes, entre autres, de travailler plus longuement pour un même salaire. En réaction, les interprètes se mobilisèrent en masse pour mener des actions syndicales à partir du 23/10/2017.

Ce n’est que contraint par la perspective d’actions imminentes que le Secrétaire général annonçait, le 20/10/2017, une «reprise du dialogue social», mais uniquement avec le Comité du personnel et en excluant unilatéralement les représentants élus des interprètes. Le comble lorsque ces derniers voient leurs conditions de travail transformées (et non pas pour le meilleur) ainsi que leur temps de travail allongé, et cela pour un même salaire…

Si vous souhaitez lire la lettre envoyée par EPSU, la fédération européenne des syndicats du service public européen, pour dénoncer la violation des droits des interprètes en soutien à l’Union Syndicale Fédérale, c’est par ici.